A défaut de pouvoir partager les odeurs et les saveurs de mes voyages, j'essaie d'en montrer les couleurs!
Pour ma première plongée en Guadeloupe, j'ai préféré tâter le terrain, essayer ma combi et inspirer à l'aide du détendeur sans avoir les mains liées et le cerveau focalisé sur le déclencheur de mon appareil photo. Durant cette plongée, j'ai découvert le site du Jardin Japonais et ses crabes, ses crevettes, ses gorgones...
Pour ma seconde plongée en Guadeloupe, qui s'est déroulée sur le site de l'Aquarium, j'ai voulu les photographier.
Pour cela, et pour la première fois, j'ai testé mon objectif macro (40 mm pour les curieux/connaisseurs) en plongée bouteille. La faune et la flore Guadeloupéennes, je l'ai déjà dis, sont bien différentes que celles que j'ai eu l'occasion de contempler dans le triangle Polynésien.
Les poissons, que je classerais facilement dans la famille des « camera shy » (pardonnez l'expression en anglais, mais ça sonne tellement mieux que « qui ne se laissent pas prendre en photo facilement!), ce n'est pas tout à fait la même pour ce qui est des petites pépites que l'on peut observer lorsque l'on a un peu de chance et suffisamment de patience pour les dénicher. Et, curieusement, bien que petits, ces derniers ne se laissent pas impressionner par l'objectif et les flash, braqués à peine à quelques centimètres d'eux.
Bon, les crabes n'en raffolent pas, et ils aiment jouer à cache-cache. Je les classerais donc également dans la famille des « camera shy ». A ce que j'ai cru comprendre, ils profitent même de quelques larges éponges pour élire domicile, comme cette araignée.
Mais les crevettes, elles, n'ont pas froid aux yeux.
Dans le genre, les oursins seraient plutôt dans la famille des statues, plutôt pratique à photographier puisqu'ils ne bougent quasiment pas, le chalenge sera donc de les rendre photogéniques !
La palme d'or revient à mon avis aux vers. Et oui, il faut me croire quand je dis que sous l'eau, tout est plus beau ! Un ver sur terre, c'est pas vraiment le sujet de rêve pour un photographe (mis à part spécialisé, je ne veux froisser personne!). Sous l'eau, les vers sont colorés, nombreux et ne se recroquevillent que lorsqu'on les approche vraiment près.
Ondulant au grès du courant, les cheveux au vent, je les trouve beaux et changeants, parfaits modèles pour continuer mes pérégrinations en photo sous-marine dans l'univers des touts petits !
© Nelly Massoud