A défaut de pouvoir partager les odeurs et les saveurs de mes voyages, j'essaie d'en montrer les couleurs!
Y'en a tellement que ca en devient lassant (ironie).
Non mais c'est vrai : Un matin, vous vous levez, vous vous dites :
« Aujourd'hui, (comme les jours d'avant et ceux à venir), je vais me baigner à Malendure ».
Faut dire, la plage est plutôt sympa, et, ça tombe bien, elle est à 2 min en voiture de la maison. « Mais j'ai pas envie de me trimballer l'énorme appareil photo (l'appareil photo n'étant pas si énorme que ça, mais souvenez-vous, recouvert hermétiquement de son caisson étanche, ça commence à avoir un aspect que l'on peut qualifier d'énorme), j'ai juste envie de nager, et du coup, ben, p'têtre ce serait mieux de pas croiser de tortues parce que sinon je serais frustrée de ne pas avoir trimballé mon appareil photo (et son caisson qui le rend énorme!) ».
Et ben non, pas possible. A chaque baignade on les croise. Du coup, pour aller nager, et ben on prend au moins le masque et le tuba, parce qu'en dessous, à un moment ou à un autre, on va voir une tortue. Et, trêve de plaisanteries sur la première phrase de l'article : on ne s'en lasse pas !
Et c'est agréable, aussi, d'avoir le temps de regarder sans vouloir à tout prix tout photographier. Se dire qu'on a le temps de faire de meilleurs clichés un autre jour, et que, ce matin, on y va juste pour regarder, pour admirer, pour profiter.
J'ai entendu il y a quelques temps un photographe qui disait : « la meilleur photo d'un photographe est celle qu'il n'a pas encore fait »... Ce matin, je suis allée nager. Faut pas pousser, demain, j'embarque le caisson ! (et l'appareil photo dedans, sinon, ça servirait pas à grands choses!).

© Nelly Massoud