A défaut de pouvoir partager les odeurs et les saveurs de mes voyages, j'essaie d'en montrer les couleurs!
Voici 3 matinées que je me régale en observant des raies léopards. Chaque jour, elles sont au rendez-vous au même endroit. La faune sous-marine profite en générale de la nuit et de son ambiance nocturne pour partir en quête de nourriture. En journée, je suppose donc que notre point de rencontre constitue leur site de repos, même si certaines se permettent quelques gourmandises.

Après une courte marche sur une plage bordée de palmiers, digne des plus belles cartes postales de Polynésie, je chausse les palmes, vérifie que le caisson de mon appareil photo remplis son rôle d’étanchéité, puis, parée de mon masque et de mon tuba, je nage en longeant un récif de corail jusqu’à apercevoir les raies. En général, ce sont elles les premières à me repérer. Dès mon arrivée, un mâle a prit pour habitude de se rapprocher. Il se place entre le groupe d’environ 14 raies et moi. Est-ce pour protéger ses congénères d’un éventuel danger ? Me souhaite-il la bienvenue ? Il n’est pas farouche et se laisse approcher bien plus facilement que les autres.
Les raies léopards sont identifiables grâce aux taches qu’elles portent sur le dos. Chaque parure est unique.

Les femelles sont en général plus imposantes que les mâles. Ces poissons (et oui, ce sont des poissons!) ne représentent pas de danger pour l’homme, mais possèdent des dars qui peuvent s’avérer très douloureux si elles se sentent réellement menacées et décident de s’en servir (à ne pas confondre avec leur queue, beaucoup plus longue). Elles donnent l’impression de voler dans les eaux claires du lagon de Moorea, à environ 7m de profondeur.
Voici donc un excellent entrainement pour apprivoiser mon appareil photo sous l’eau. Un exercice qui me donne envie de m’améliorer en apnée, et qui me permettra, je l’espère, de réussir également mes clichés en plongée bouteille…

Un grand merci à Cécile qui m’a fait découvrir ce site, ces majestueuses créatures marines et qui m’a fait part de ses observations au cour de ses nombreuses semaines d’explorations !
© NELLY MASSOUD