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S’il existe bien une certitude sur l’Ile de Pâques, c’est que les Moaïs étaient transportés de parts et d’autres de l’île depuis une carrière située dans le flanc du volcan de Rano Raraku.

Est-ce qu’ils étaient tous sculptés sur place ? Est-ce que les blocs étaient détachés, transportés, (en les faisant rouler, en utilisant un système de leviers… ?) puis sculptés une fois leur destination finale atteinte ? Encore une fois, plusieurs hypothèses et peu de certitudes.
Ceux installés sur les pentes de la carrière représenteraient des tabous, indiquant à la population que le lieu était sacré et qu’il ne fallait plus s’y aventurer.
Ils marqueraient la longue période de transition entre les Moaïs et le Culte de l’Homme Oiseau, qui entrera en scène bien plus tardivement.
Certains chercheurs supposent que la population se révolta à propos du dur labeur que représentaient la réalisation et le transport de ces statues géantes, ce qui peut se comprendre ! De plus, une invasion de rats sur l’île éradiqua la plupart des arbres fruitiers et palmiers, rendant le transport des Moaïs plus compliqué et le travail exténuant pour des artisans en manque de nourriture. Petit à petit, le Culte de l’Homme Oiseau s’installa. Un seul homme détiendrait le pouvoir sur l’ile. Mais il fallait le mériter.
Direction cette fois le site d’Orongo et son volcan, le Rano Kau.
Les prétendants au titre d’Homme Oiseau devaient nager jusqu’aux îlots du large, à environ 1,5 km de la côte, afin de rapporter un œuf d’oiseau récupéré sur place. L’océan souvent agité et les falaises des motus compliquaient la tâche. Il fallait donc faire preuve de courage et d’une capacité physique certaine pour remporter le titre.
Quelques pétroglyphes très bien conservés retracent l’épopée de ces héros.
Bien qu’à l’époque, le site n’était occupé que durant cette fête annuelle, des habitations étaient construites et une véritable vie de village s’y déroulait.
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© Nelly Massoud